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Fraudes par Internet : le signal d’alarme de l’UFC-Que Choisir

30% de cartes bancaires en plus depuis 10 ans. Or qui dit carte bancaire et Internet dit paiements en ligne et…Fraudes sur la toile. C’est d’ailleurs tout le sens du message alarmant délivré ce jour par l’association l’UFC-Que choisir.

Il y a deux ans en effet, le taux de fraude en ligne se montait à  0,276% et était 23 fois plus élevé que les fraudes constatées avec des paiements physiques. Ce qui fait dire à l’UFC qu’un euro de fraude est comptabilisé sur Internet tous les 360euro(s) dépensés, un chiffre en effet tout de suite très éloquent !

Dans notre pays, quand les usagers accomplissent des paiements nationaux sur la toile, il y a 1,18 fraude réalisé à chaque minute de l’année, précise l’association qui, pour étayer ses dires, se base sur les études de l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement.

Si payer en ligne peut donc s’avérer dangereux, ceci semble encore plus vrai lorsque le paiement se fait hors de nos frontières. Là et toujours pour 2010, le taux de fraude se monte à 1,36%  et il a été multiplié par deux de 102% entre 2006 et 2008.

Tirant la sonnette d’alarme, l’association consumériste en vient donc à remettre en question le

dispositif 3D Secure, dont le rôle est de mettre en place un « authentifiant » pour contrôler si l’internaute est bien un client et non pas un fraudeur. Et l’UFC de préciser que « Plutôt que d’avancer vers un système unifié, chaque banque a joué sa partition et développé son propre système. Cette cacophonie a multiplié les abandons d’achats ».

A l’approche de la remise du rapport Constans et Pauget traitant de l’avenir des moyens de paiements, l’UFC avance quelques idées afin de mieux défendre le consommateur contre cette envolée des fraudes en ligne. Elle suggère ainsi la création obligatoire d’un système d’authentification unique « après concertation entre banquiers, commerçants et représentants des consommateurs ».

Nous sommes donc ici clairement confrontés au revers de la médaille. En clair, plus le e-commerce connaît de succès, plus les fraudes sont nombreuses. Ceci étant d’autant plus vrai et inquiétant que la carte bancaire demeure chez nous le premier moyen de paiement.

Un chiffre encore: en 2010, la fraude aux paiements en ligne a coûté un peu moins de 400 millions d’euros, soit 50% de plus qu’en 2002. Pire, d’ici à 2020, et en se basant sur les prévisions d’évolution du e-commerce, elle pourrait représenter quelques 850 millions d’euros !

Selon l’UFC Que choisir, « Il y a eu plus de 1 million de fraudes par cartes sur Internet en 2010, soit deux fraudes par minute en France ! ».

Il est vrai qu’avec le Web, la fraude est devenue plus aisée en ce sens que la puce de la carte bancaire n’intervient pas. Le plus souvent, il suffit en effet d’avoir les quelques numéros inscrits sur le support.

Un autre point que relève également l’association, c’est que le coût de cette fraude n’est pas uniquement supporté par les établissements bancaires mais aussi par les commerçants et les porteurs de cartes, notamment au travers des refacturations de la banque ou de l’augmentation des prix de vente par les commerçants.

C’est donc tout le système qui est ici touché. Ceci poussant M.Bazot, président de l’UFC, à appeler à « une harmonisation des dispositifs de code à usage unique et une plus grande sensibilisation des consommateurs ».

Il est vrai qu’à l’heure des achats via smartphones, l’urgence semble plus que jamais de mise pour trouver rapidement des parades efficaces.

Cet article a été publié le mardi 28 février 2012 à 19 h 59 min et est classé dans Non classé. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Les commentaires et pings sont fermés.

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